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FICHE
Nom : Artsonic Contact du Groupe :
Date de naissance : 1992 Site web : http://www.artsonic.net
Ville : Paris Prochain concert :
   
BIOGRAPHIE

Pour la première fois de son histoire, WEA France se lance, avec une fierté non-dissimulée, dans le metal avec la signature d'Artsonic. Une pierre blanche posée dans ce segment musical jusqu'alors souvent méprisé des grosses structures, qui, espérons-le, ouvrira des portes à d'autres dans l'avenir.

Artsonic n'en est cependant pas à son coup d'éssai avec la sortie de Fashion Victim. Il s'agit là du troisième album du groupe, né en 1992 dans la capitale. Sylvain Demercastel, l'actuel chanteur, avait à l'époque une vocation de guitariste et rentrait tout juste d'Hawaï, où il avait assouvi pendant quelques années sa passion du surf. De retour dans la grisaille parisienne, il décide de monter un groupe et fait la connaissance de Boris (basse) par le biais d'une petite annonce. C'est la naissance d'Artsonic.

Ne parlons pas des nombreux batteurs qui se sont succédés au sein de la formation jusqu'à l'arrivée, en 1999, de Pierre qui est vite devenu un membre du groupe à part entière. Quant à Stéphane, il intègre le reste de l'équipe en tant que deuxième guitariste en 1995, et le groupe se trouve enfin un chanteur à la même période.

C'est alors le temps d'enregistrer les premières maquettes, mais c'est aussi le moment que choisit le fameux chanteur pour faire faux bond à tout le monde, et c'est ainsi que Sylvain va devenir le chanteur d'Artsonic par la force des choses. Comme quoi le destin force parfois les vocations...

Le premier album d'Artsonic, Sonic Area, est enregistré fin 95, début 96 et autoproduit comme il se doit. Il sort en avril 97 sur Lolita Music, sous-structure d'une grosse boite de multi-média créée exprès pour l'occasion.

Influences de l'époque : Coroner, Pantera, Sepultura...

Le groupe, totalement autogéré, cherche lui-même ses dates de concert, colle ses affiches, etc, et réussit néanmoins à tourner pendant une période de six mois, dont une date mémorable en première partie de Machine Head à Lyon fin 97 !

Ils enchaînent ensuite directement avec l'enregistrement de leur deuxième album début 98. Se pose à nouveau la question du label. Bien décidés à rester totalement indépendants, les Artsonic décident alors de contourner le problème en montant leur propore structure, et c'est ainsi que Wet Music voit le jour en avril 98. Terminés les soucis, les éternelles réponses des labels ("le metal c'est pas rentable", "pas de potentiel sur les groupes français", "trop grosse prise de risques", etc)... et vive la liberté !

L'expérience s'avèrera plus que concluante puisqu'outre leur propre album, Wet Music permit au fleuron de la scène néo-metal française actuelle de voir le jour avec les signatures successives de Watcha, Pleymo, Shovel, Unfold ou Clearcut entre autres...

Fake sort donc en octobre 98, et la différence avec Sonic Area est importante. Les morceaux du premier album étaient déja vieux au moment de leur enregistrement, et quelques années s'étaient donc écoulées entre les deux. Sur Fake, les influences du groupe sont nettement plus larges, incluant aussi bien Pink Floyd (déja !) que Type O Negative ou Radiohead. Les refrains sont plus marqués, les arrangements plus poussés, l'utilisation de machines commence à poindre, bref, la critique ne s'y trompe pas puisqu'elle réserve à cet album un excellent accueil.

Artsonic continue à tourner d'arrache-pied, essentiellement avec les groupes du label, et l'album est également distribué au Bénélux, en Suisse... et au Japon ! S'en suit une période un peu trouble pour le groupe. Le batteur de l'époque décide de quitter le reste de la bande pour monter son propre projet, et une certaine lassitude commence à se faire sentir : tenir à la fois le rôle du groupe, du label, du promoteur, etc, etc, ça fait beaucoup et l'avenir d'Artsonic semble un instant compromis. Il n'est pas question pour le noyau dur restant de faire un troisième album dans les mêmes conditions.

Puis un beau jour, Sylvain, Boris et Stéphane tombent sur Pierre, batteur de son état, qu'ils avaient rencontré lors d'une tournée précédente. Là, ils se donnent un délai d'un mois pour tenter d'écrire de nouvelles compos avec lui : ça passe ou ça casse. Et là, tout finit par s'éclairer : l'osmose est parfaite, la pêche revient, le plaisir de jouer l'emporte à nouveau. Après presque deux ans de traversée du désert, Fashion Victim est composé entièrement en moins de trois mois !

Cette fois, Artsonic ne se pose plus aucune question et se laisse aller à ses instincts. Revenus à des influences plus énergiques (Filter, Incubus, etc), les quatre membres du groupe mettent leur tripes sur la table pour délivrer les plus belles compos qu'ils aient jamais écrites. Fashion Victim est la synthèse parfaite de toutes leurs expériences passées, à la fois metal, mais aussi saupoudré de machines et empreint de mélodies quasiment pop. En bref, Artsonic prouve ici qu'on peut être français et pratiquer un metal à la fois brutal, intelligent, personnel et ultra-efficace.

Enregistré et mixé en un mois par Stéphane Kraemer au studio Impuls en Belgique, cet album contient aussi un petit brûlot qui devrait plaire aux non-amateurs de musique violente : une reprise effrénée du célébrissime "Another Brick In The Wall" des Pink Floyd, que le groupe jouait déjà sur scène depuis un moment !

Enregistré et mixé en un mois par Stéphane Kraemer au studio Impuls en Belgique, cet album contient aussi un petit brûlot qui devrait plaire aux non-amateurs de musique violente : une reprise effrénée du célébrissime "Another Brick In The Wall" des Pink Floyd, que le groupe jouait déjà sur scène depuis un moment !

CHRONIQUES
Fashion Victim
MAIS ENCORE
Concernant le groupe Artsonic, vous pouvez aussi retrouvez sur e-zic:
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