Salut Crisis Crew ! 

Votre humeur du moment ?

 

Prêts à l’attaque, on a beaucoup de boulot en ce moment.

 

 

D’où venez-vous, où êtes-vous et où allez-vous ?

 

On vient d’horizons musicaux différents, dans le groupe certains sont fans de métal, de néo-métal, de rap, entre autres… C’est ce qui fait la diversité et la force du groupe.

On vient de sortir un maxi 4 titres + clip, qui est un avant-goût de notre univers. La machine est en route, on espère maintenant faire un maximum de bruit.

 

 

Pourquoi ce visuel de métro pour votre maxi ?

 

En regardant la pochette, on aperçoit une ville en plein chaos d’où s’évade un train qui fuit l’armagedon pour explorer d’autres contrées. C’est en fait une image du groupe qui fait table rase et prend un nouveau départ. Le maxi est le passage de témoin entre Crisis et Crisis Crew.

 

 

Une anecdote concernant l’enregistrement de ce maxi ?

 

Ce qui nous étonne encore aujourd’hui, c’est que la réalisation du maxi nous a coûté 0 euro ! On a tout fait de A à Z, de la pochette au clip, du mixage au mastering, en passant par les prises de sons. L’autoproduction, ça forge !!!

 

 

Quelles sont les influences que vous souhaiteriez voir avancées par un critique parlant de votre musique ? Cela vous picote-t-il la nuque quand j’évoque Silmarils dans ma chronique ?

 

On est influencé par énormément de groupes, mais on ne cherche surtout pas à ressembler à quiconque. On essaie d’avoir notre propre identité musicale, ta comparaison est surprenante mais intéressante.

 

 

Que vous manque-t-il pour réussir ?

 

Des moyens car faire sa place dans la musique c’est énormément de sacrifices et de boulot. Il y a forcément un moment où tu manques de main d’œuvre et surtout de moyens financiers,

 

 

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

 

Justement le besoin de trouver ces moyens pour continuer de faire avancer le projet. Parce qu’en plus de nos gagne-pains, Crisis Crew est un travail à temps plein. Et tout ça en pensant qu’on a pas assez dormi !

 

 

 

Que sont devenus vos rêves d’enfant ?

 

Malgré les désillusions, on garde toujours nos rêves d’enfants. Adaptés à la réalité, ils se sont transformés en ambitions.

 

 

Qu’est-ce qui vous distingue des autres ?

 

On fonctionne sans batterie, préférant allier l’homme et la machine. C’est un peu tiré par les cheveux mais, si tu veux, c’est un peu comme un robot avec un cœur. On prend les avantages des deux, ce qui donne la richesse et la puissance.

 

 

Que défendez-vous ?

 

On défend rien en particulier, on n’est pas un groupe revendicatif. Comme le disait Miles Davis, il y a deux sortes de musique : la bonne et la mauvaise. On s’efforce juste de faire de la bonne musique.

 

 

Pour qui ouvririez-vous idéalement ?

question inversée : Demain, vous avez un concert à votre nom – à qui demandez-vous d’ouvrir ?

 

Dans nos rêves, ce serait un festival avec Gorillaz, Limp Bizkit, Cypress Hill, Red Hot Chili Peppers et Rage Against The Machine.

On contacterait Da Familia, tout simplement parce qu’on est en contact avec eux et qu’on aime bien ce qu’ils font. D’ailleurs ça risque de se concrétiser prochainement… à suivre.

 

 

Quelle zik écoutez-vous en ce moment ?

 

C’est assez varié. Ca va de Starflam au dernier album de Lil’ Kim, en passant par Gorillaz, Linkin Park, Muse, Sam the Kid, etc.

 

 

Qu’est-ce qu’il y a de plus important dans la vie que la musique pour chacun de vous ?

 

Bien évidemment, on vous dirait la famille, mais à l’heure actuelle on consacre beaucoup plus de temps à la musique qu’à nos familles.

 

 

Qui compose ?

 

On est tous acteurs dans Crisis Crew, on compose tous. C’est ce qui fait le métissage de notre musique avec les influences et inspirations de chacun.

 

 

Y a-t-il des thèmes particuliers que vous aimez aborder dans vos compositions ?

 

Ce qui nous entoure et nous interpelle. On compose la musique avant d’écrire les textes, ce qui permet de s’imprégner de l’ambiance du morceau. On pense que le chant doit servir la musique.

 

 

Meilleurs sur scène ou en studio ?

 

Sur scène, c’est là qu’on va chercher le meilleur de nous même. Ce n’est pas comparable avec le studio, t’as pas la montée d’adrénaline et surtout, t’as pas le public. Par contre, le studio est très important dans la construction, notamment au niveau du travail des machines que l’on retrouve aussi en live.

 

 

Une anecdote concernant la scène ?

 

On devait jouer dans un café-concert, une bonne soirée en perspective. Sauf qu’au bout d’une minute de balance, plus du tout de son. Il y avait un limiteur de son qui coupait le courant au-delà de 95 db. Après une longue et dure négociation, la gérante accepte de couper le limiteur à condition de cesser de jouer dès qu’elle lève la main. On a trouvé la blague très marrante et on s’est cassé.

On en a aussi une autre, on partait jouer dans le 58 et peu avant Paris, Marko ouvre la vitre de la voiture afin d’aérer et les feuilles de route s’envolent par la fenêtre. Asfalte réussit à en attraper une au vol, manque de bol c’était celle qui indiquait la route déjà faite.

On en a beaucoup d’autres dans le même style…

 

 

Etes-vous sensibles aux critiques à votre encontre ?

 

Oui, tant qu’elles sont constructives, ça nous permet de se remettre en cause et de se bonifier.

 

 

Vous avez quoi dans vos poches, là ?

 

C’est une vraie brocante, on dirait le « sac de Sport Billy ». Y a un peu de monnaie, des mouchoirs, quelques tickets de métro recyclables, des portables et plein d’autres choses…

 

 

De quoi vivez-vous actuellement ?

 

De petits boulots que l’on se tape pour pouvoir faire de la musique. On t’avouerait que les fins de mois sont difficiles mais on est disponible pour le groupe.

 

 

Où serez-vous dans 2 ans ?

 

On espère aller le plus loin possible. En deux ans, on peut faire beaucoup de choses. On verra ce que l’avenir nous réserve, en attendant on travaille dur pour faire avancer les choses.

 

 

Comment ça se passe une 3e mi-temps avec vous ?

 

C’est un peu en 16/9°, les 3° mi-temps font plutôt mal, radio des poumons à l’appui ! Toujours équipés pour passer une bonne soirée.

 

 

Quel est votre unique conseil à un artiste qui débute ?

 

Garder les pieds sur terre, les rêves sont permis à condition de se donner les moyens de les réaliser.

 

 

Un message à passer ?

 

On invite tout simplement les gens à visiter notre site www.crisiscrew.net.

 

 

On vous offre une question. Laquelle souhaitez-vous qu’on vous pose ?

 

Est-ce un choix d’être en autoproduction ?

 

A la base, oui car c’est la seule solution actuellement qui nous permette de faire de la musique dans de bonnes conditions. Maintenant, c’est clair que c’est pas toujours facile et qu’on cracherait pas sur un peu plus de moyens. Le marché de la musique est bouché, donc pas évident de défendre ton projet.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?

 

Un maximum de concerts, des disques correctement distribués, bref, un agenda bien rempli. Comme le dit As’2Pik : « ton avenir est à venir, ton passé terminé, ton présent est à nourrir, ton futur doit briller ».

 

 

par LaFamily

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