Et c'est Niko qui nous a répondu, alors nous vu qu'on a rien a cacher, on vous dit tout. C'est juste là, en dessous, regardez bien.


On va commencer par la question qui brûle toutes les lèvres : ça vient d’où le nom « Tagada Jones » ?
Ahhhhh quelle question….en fait la seule réelle explication réside dans les quelques grammes d’alcool que nous avions ce soir là….Ce nom ne veut rien dire du tout….On trouvais ça marrant c’est tout. Ensuite quelques mois plus tard ou s’est posé la question : « doit on garder ce nom stupide »….et tu vois on l’a fait.
A un moment on s’est même appelé juste Tagada.

C’est vrai que l’aventure du groupe a commencé sur les bancs du lycée ?
Yes, nous étions à l’arrière d’une classe de physique, lorsqu’on a décidé de commencer un groupe. Bon je te l’accorde, la physique c’est quand même pas ce qu’il y a de plus intéressant, je crois qu’à nous trois on devait avoir une moyenne aux alentours de 4 ou 5/20…Pour une première scientifique c’est pas le pied…on a d’ailleurs tous redoublé…Ahh bravo l’effet de la musique sur les études !


On vous a récemment vu sur la scène du Disorder Tour, vous aviez déjà eu d’autres expériences de type festival itinérant ?
Oui on avait déjà fait une tournée avec les Burning Heads et Vulgaires Machins à la sortie de « l’envers du décor », cette fois-ci nous étions en tour bus…On s’était vraiment bien marré aussi, mais ce genre de tournées ne sont pas forcement super bonnes pour la santé si tu vois ce que je veux dire… en tout cas c’est vraiment super de partir sur les routes rencontrer les gens on adore ça !

Quelle était l’ambiance entre les différents groupes, ainsi qu’avec l’équipe d’Enragé ?
J’imagine que tu parles du Disorder ? Ben , normal c’était le bordel, cool quoi. D’une manière générale on est pas là pour se faire chier, alors on en profite un max, c’est pas quand on sera vieux qu’on pourra le faire , et comme le disait un bon pote à nous, on aura toute la mort pour se reposer !
Du coup , sur les dates, il y avait souvent les gens du label ou de Rage tour, une belle fiesta quoi !

Votre nouvel album est rapidement entré dans le classement des meilleures ventes chez les distributeurs, vous avez bénéficié d’une grosse couverture de la presse écrite, comment expliques-tu cette explosion de notoriété ? Comment le groupe vit-il ce passage souvent délicat ?
Pas vraiment mal ….On ne va pas se plaindre si le disque se vend bien et si les pros et le public plébiscitent cet album. C’est une évidence, on fait avant tout de la musique pour se faire plaisir, seulement on a besoin du public. Un groupe sans public fini forcement par disparaître, et nous on veut  jouer jusqu’à ce que mort s’en suive !
Et puis, ce n’est pas vraiment non plus une explosion de notoriété, c’est juste un pas de plus , une petite pierre à l’édifice. Forcement au bon de 11 ans, ça commence à en faire des pierres, alors le groupe sort un peu de l’ombre.
Ce qu’il faut, c’est ne pas s’en soucier et continuer à jouer pour le plaisir. Nous avons horreur des gens qui ont le melon, qui se la pètent, ou qui friment à longueur de temps, il faut savoir rester simple. Nous sommes des gens comme tout le monde, on a juste une exposition supérieur du fait de notre « taf » mais au fond on est comme tous les autres.

Le Feu Aux Poudre bénéficie d’une distribution internationale, quels sont vos rapports avec les scènes extra-héxagonales ?
Je ne vais pas te cacher que le gros des ventes de Tagada Jones se font sur les marchés Francophones (France, Belgique, Suisse, Québec), par contre les concerts se passent vraiment très bien partout. On a beaucoup joués à l’étranger, du coup le groupe commence à être connu dans pas mal de villes. De plus on fait souvent des tournées avec d’autres groupes, on se fait des échanges, ils viennent faire notre 1ère partie en France et vice versa, comme ça il y a plus de gens aux concerts à l’étranger ! Mais jouer à l’étranger est vraiment important pour un groupe, ça permet tout de même de garder les pieds sur terre. Et puis pour nous c’est vraiment un contexte différent, en France le groupe est aussi connu pour ses paroles, à l’étranger , non. Du coup c’est presque un deuxième concert, plus basé sur la zik.


On a pu récemment voir le clip de « Cargo », c’est vous qui vouliez faire un clip ou on c’est un impératif promotionnel ?
Et bien l’aire du numérique a bien changé la vidéo en général. Désormais c’est possible pour des groupes comme nous d’en profiter. Avant ça coûtait trop cher et seul les gros artistes et les grosses boites de prod pouvait s’en payer. Maintenant ce n’est plus pareil, c’est accessible à tous, du coup on aurait tord de s’en priver. Et en plus les chaînes cablées commencent à diffuser les indés !

Très sincèrement, on vous sent assez peu à votre aise dans cet exercice, c’est juste une impression ?
Oui , c’est sûr que c’est la première fois qu’on fait du play-back…je dois t’avouer que c’est quand même pas trop notre truc !!!

Le « Feu aux poudres » présente des bonus assez variés, tu peux nous raconter leurs histoires ?
Oui, en fait il y a en a 4 sur le disque, mais on en a aussi deux autres en cours avec Parabellum et Punish yourself, qui n’ont pas eu le temps de se concrétiser avant la date de sortie du disque…mais qu’on va quand même finir !
Le premier bonus sur le disque est un morceau en commun avec la Phaze, on s’était rencontré sur le Garorock festival, nos loges étaient l’une à côté de l’autre…on a grave sympathisé et on est repartis le soir en se promettant de faire un jour un morceau ensemble….c’est chose faite.
Le deuxième bonus est un remix de Shane Cough, ils sont sur Enrage prod et maîtrisent vraiment super bien les machines, on savait que leur remix serait terrible…et il l’est !

Le remix suivant est un projet parallèle de gus, donc c’est avec une logique toute simple que cela c’est fait.  Pour finir, il y a ce morceau avec guizmo, sûrement le plus surprenant pour pas mal de gens, mais pas pour nous. On a vraiment pas mal de choses en commun et avoir réaliser ce projet est vraiment super, cela prouve vraiment qu’il faut arrêter avec les œillères et s’ouvrir…

Comment vois-tu la scène métal française en ce moment ? Quels sont selon toi ses groupes phares ?
Je pense que la scène métal est vraiment bien développée en France. Pas besoin de sortir de math’sup pour savoir que des groupes comme Eths, Black Bomb, Lofo, l’esprit du clan, Gojira ou Watcha dominent l’histoire en ce qui concerne le métal plus grand public. Mais il y a aussi des groupes comme ANOREXIA Nervosa ? plus spécialisés, sui cartonnent en France comme à l’étranger !
Mais c’est tant mieux, la musique se porte bien en France et on a vraiment plus à rougir des groupes étrangers désormais.

T’as pas une blague de Seb à nous raconter là ?
Ah ben ça non alors, chacun son truc !
Tout ce que je peux te dire c’est qu’on en a pas mal en réserve, et que d’ici quelques jours on va renouveler les moins bonnes pour les remplacer par des nouvelles !!!

Un dernier mot pour la route ?
Merci à toi et longue vie a E-zic !
Si on en est là c’est vraiment grâce à tous les gens qui font vivre la musique alternative et underground, et donc grâce notamment  aux zines qui nous ont toujours soutenus !


Un grand merci à lui et aux Tagadas!

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