Mary Slut + Delicatessen + Data Princess

 

                           

                       Mary Slut                                     Data Princess

                                  

                                               Delicatessen

Quelques jours après la Furia Antistatic, Mary Slut et Delicatessen sont à l’affiche de la Péniche Alternat, en compagnie de Data princess. « …Moment d’absence… », deuxième album de Delicatessen a atterri depuis peu dans les bacs, c’est leur deuxième concert depuis.

La soirée démarre sur les chapeaux de roue avec Data Princess. Un état d’esprit assez déjanté éclipse sur scène la dimension solennelle des mélodies dans leur musique. L’aspect cartoonesque, qui n’est pas sans rappeler  SOAD, est nettement mis en avant ici. Le groupe ne se prend manifestement pas au sérieux, avec un jeu de scène du chanteur à  lire au second degré. Un show très fun et sympathique qui devra malheureusement, bon an mal an, faire l’économie de la basse une bonne partie du set, problèmes techniques obligent.
Aux Delicatessen de défendre leur nouvel album (« George », « Jaz is the teacher », « HiBreak », «Holstenwall »…). Un disque loin d’être linéaire, on le mesure davantage à l’aune du live. Les musiciens, dont il faut saluer au passage le niveau technique, n’hésitent pas donner un libre cours très démonstratif à leur fougue, et mettent l’accent sur le visuel, ce qui contribue au dynamisme du spectacle. Grosse personnalité, le guitariste joue habilement avec les expressions de son visage. Si certains passages du concert misent aussi sur le sombre (« Anathème »…), Delicatessen ose aussi le soleil. Et ça marche. Le public rie. Nous voici, auditoire pris au dépourvu,  téléportés au cirque (« Ex star d’homme »), avec tigres du Bengale et prestidigitation. « Magie ! », s’écrie Sylvain, le bassiste. Les incidents techniques ici aussi sont de la partie. On sent bien que François, le chanteur, est gêné sur le morceau « Holstenwall », et dans des moments pareils c’est à maudire la technique…
Mais place à leurs compagnons d’Antistatic les Mary Slut, accompagnés d’Akira d’Agora Fidelio qui assure l’intérim à la basse, et n’a eu, au bas mot, que 24 heures pour apprendre les morceaux. Le set s’ouvre sur « En cas de chute » de leur dernier effort, « Regards de la terre ». La démonstration scénique du disque est tout à fait convaincante, alternant calme et solennité et passages survoltés. Guilhem, également au synthé, et très juste au chant, assure les partie de djembé qui distillent des ondes tribales et hypnotiques.
Un des temps fort du concert : le remarquable impact live du morceau éponyme du premier EP, « Spiralisation ».

Texte et photos : Carolyn
Remerciements : Jerkov Musiques

                                        

            Data Princess

 

                 

                              

                                                       Delicatessen

 

      

            

                                                   Mary Slut

 


 

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