Il y a quelques mois, nous avions vu le groupe au Glaz’Art pour un gig intimiste. Cette fois-ci, ils remettent le couvert dans une salle plus grande mais à la même ambiance, La Boule Noire, en plein coeur du quartier Pigalle.


A 20h, le public se fait encore attendre, une présence féminine supérieure à la moyenne me saute aux yeux. Mokaiesh, le nouveau boys band du rock ? On est bien loin de là, et heureusement ! Le groupe, mené par Cyril, joue un rock français “qui chante en français” comme aime à le rappeler le groupe, extériorisant par la voix et les attitudes la mélancolie de son chanteur. Alors que j’avais l’appréhension de voir une salle un peu vide face à un début de grosse grève, le groupe pourra remercier son public qui était largement présent. Une salle à combler mais qui restait déjà bien peuplée pour une date un peu particulière au niveau social.


Bref, c’est sobrement que le groupe arrive sur scène. On prend les instrus et on joue. Le groupe est sobre dans tous ses aspects : la musique flirte avec une connotation mélancolique et transperçante, humble et sincère. Le jeu de scène est timide, adapté à la musique, les paroles et l’envie de communiquer viennent du cœur. On le sent. Le public le sait. Il est attentif mais ne reste pas de marbre entre chaque morceaux en applaudissant chaleureusement le groupe.


Mokaiesh, c’est le sentiment d’un spleen solitaire exteriorisé en musique, de manière pudique, fragile et largement sincère. On ne broie pas du noir mais on s’y apparente un peu. Certes. Mais l'habileté des compositions et la finesse des paroles forcent à s’approcher un peu plus des états d’âmes de son chanteur, largement inspiré par Leo Ferré (son idole de toujours) et Noir Désir. Les mesures un peu plus “rock” se comptent sur les doigts de la main, mais peu importe. Chaque groupe a son style et Mokaiesh sait assumer le sien comme si, entre autres, la musique du groupe cherche à rappeler que l’être humain est fragile et qu’il vaut mieux le prendre par la main plutôt que le fuir.


Le groupe a enchaîné, sur 15 titres, une bonne partie de son répertoire, dont les 5 titres du maxi, estampillé “coup de coeur” à la Fnac. Comme quoi... Le premier album est prévu pour le premier trimestre 2008 et méritera largement sa colonne dans les chroniques Ezic. En attendant, faîtes comme nous, réservez votre place et allez voir Mokaiesh en concert dès lors prochain passage près de chez vous !














texte & photos © phiL

www.myspace.com/mokaiesh

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