Vous savez que mon but dans la vie est de vous retracer les grandes lignes de mon existence… Aujourd'hui, vous avez le droit de profiter de mon récit de vie en ce qui concerne mes studieuses vacances au soleil. (Si ! Si ! Vous le méritez !)

Je me retrouve donc en cette pluvieuse journée de mai dans ce charmant bourg de Montpellier pour le concert des joyeux & rutilants Punish Yourself. Je joue à l'extérieur et je suis agréablement accueilli par les têtes pensantes du collectif Taenia (Daaadouuumbam !). Je remarque très rapidement le caractère très V.I.P. de cette soirée en voyant le leader charismatique de Metalorgie : le très vénérable (et très petit) Bactérie Himself !

Bref ! Une grande affluence au Rockstore en ce début de soirée où l’on doit glorieusement atteindre les 30 personnes éparpillées (on atteindra un gros 50 personnes lors du set des Punish). La motivation n'est pas explosive à l'entame du concert d'Imenmes, à qui revient la lourde charge de débuter les hostilités. Un grand nounours barbu et fumeur de cigare vient nous présenter le groupe et ponctue leur concert de danse à la grâce toute oursonnesque. Imenmes fait preuve de bonne volonté avec son metal-hurleur mais, outre la fureur du public proche de l'ectoplasme, le jeune groupe semble cruellement manquer de coordination. La voix qui pourrait faire des ravages est anéantie par le brouhaha général qui se dégage de la prestation du groupe.

L'ours pogoteur nous quitte et fait place à d'autres locaux : El'Nath. Même style musical, même format dans l'effectif du groupe (cinq majeures classiques + un DJ) mais on joue là un cran au dessus. Le metal teinté du chant hardcoreu d'El'Nath ne manque pas de maturité, le groupe déborde d'énergie et le DJ se fait plaisir sur certains breaks : une très bonne prestation et une très bonne surprise.

Pendant l'installation des nombreux accessoires du groupe de tête d'affiche, on a droit au mix d'un DJ ayant une passion compulsive pour la tec hardcore… hé bien moi aussi ! Non seulement il nous balance des trucs de qualité mais il a aussi la bonne idée de nous préparer psychologiquement au concert des Toulousains.

Haaaaaaaan Punish ! Ceux qui les connaissent savent déjà que ce sera forcément un putain de bon concert… Ceux qui ne connaissent pas… Vous vivez où ? Sortez de votre tanière bande d'autistes va ! Le Horror Circus des Punish passe sans aucun doute près de chez vous !

Les Punish sont sales.
Les Punish sont malsains.
Les Punish sont inquiétants.
Eeet surtout… j'ignore le contenu de cette étrange bouteille qui file entre les bouches des musiciens !

Ils entament leur concert somme toute assez gentiment… Mais après quelques lampées du mystérieux breuvage et surtout dès l'exécution de "Suck My TV", les Impies cathares lâchent tout ! Des rythmes hardtec venant soutenir le mur de grattes des deux malfaisants stripteasers à six cordes, un batteur ahurissant (allez soutenir la comparaison et suivez le rythme des loops hardtec lancés par le clavier !) et un chanteur bondissant.

Après ce déchaînement ahurissant, les Punish prouvent qu'ils n'ont pas qu'une corde à leur arc (et pas qu'une bouteille mystérieuse) en balançant des obus mid-tempo qui ont pour caractéristique de laisser un public hypnotisé et en transe. On assiste hébété au striptease malsain des musiciens : ici des seins de Mlle Punish, là des fesses de M.Yourself… Ni glamour, ni vulgaire, ni ridicule… juste malsain j’vous dis !

A l'entame du rappel, ils sont dévastés par la fatigue. (Et la curieuse bouteille est vide !) Ils jouent avec ce qui leur reste de nerfs. Résultat des courses : L'apocalypse ! They're criminal !

Une dernière petite chose pour ceux qui n'aurait jamais vu les Punish : le concert vaut déjà rien que par le show. Rien de grandiloquent certes… Mais il suffit de peu pour être original. Outre le fait qu'ils sont (quasiment) intégralement recouverts de peinture (et je vous parle pas là des peintures de Kiss, de blackmetalleux ou de Golgoth… Nan, y'a même du jaune et du bleu, haaaa !), deux grilles de chantier séparent le public du groupe. Séparent… façon de parler vu leur faculté d’y grimper de part et d'autre et de s'agiter frénétiquement. Bref, quand on va voir les Punish Yourself (Yeah ! Stay hype, man!), aucun risque de les confondre avec quelqu'un d'autre ! Même si Trent Reznor, à l'époque où il marchait avec les cochons, ou les Atari Teenage Riot auraient adoré ce concert !

En tout cas, nous on y était.

Moustic

PS : merci à didgeFu pour les très belles tofs (www.didgefu.fr.st)

© - E-zic.com v3 : 2000-2018 - © Tous droits réservés - Reproduction Interdite - Hébergement OVH