En faisant taire Cypress Hill dans mes écouteurs, c'est systématique, je suis en manque de guitares saturées, quoi qu'on en dise ! Aujourd'hui [10/02/06], je suis [particulièrement] au bon endroit au bon moment [16h50] car on va m'en servir des vraies, des guitares boostées [overdrives et distorsions], en pleine face et dans seulement quelques minutes. La ponctualité d'un showcase est immuable. Ca ne rate pas. Bientôt, le sleazy punk rock de Tracy Gang Pussy envahit le Virgin Megastore des Champs Elysées en rebondissant partout sur son [faux ?] marbre.

 

Très vite, plusieurs certitudes m'apparaissent aussi clairement que les multiples tatouages du gang : Premièrement, Tracy Gang Pussy joue [très] bien du Tracy Gang Pussy ! J'entends par là [joke contextuelle] que les 4 vilains gars sur scène [qui se révèleront charmants avec leur public a posteriori en séance de dédicaces] envoient efficacement leur répertoire. Deuxièmement, Tracy Gang Pussy a [déjà] un public ! Typé d'ailleurs ! Reconnaissable ! On pourrait presque y perdre un membre du groupe [il faudrait alors compter les tattoos pour l'identifier]. D'ailleurs, à propos des fans, une petite bande d'irréductibles tentera à plusieurs reprises de pogoter mais c'était sans compter les costauds du service d'ordre [costauds et pros]. Un court slam fut quand même réussi. Saluons cette performance insolite en ces lieux [répétez plusieurs fois très vite ces 4 derniers mots sans noyer votre clavier de salive et vous aurez toute ma considération] au rez-de-chaussée de ce Virgin Megastore bien rempli.

 

Revenons à la musique : Le sleazy punk rock de TGP peut s'avérer être un pari risqué car étant à mi-chemin entre le punk rock old school et un hard rock plus récent. Cette mixité pourrait donc en frustrer quelques uns, les laissant cul nu par terre entre 2 fauteuils en cuir [noir]. Moi, je mise plutôt sur le fait que ce punk rock "actualisé" sait se montrer attractif pour les plus jeunes générations [la moyenne d'âge du public présent me donne raison]. Mais ce n'est pas ici le débat. C'est une review et non pas la chronique de leur album intitulé Black [chronique à venir] pour la promotion duquel ils investissent aujourd'hui ce haut lieu du commerce sonore parisien. Les 35 minutes de presta furent donc bien emmenées telle une grosse loco noire et assourdissante. Les zicos ne sont jamais descendus en dessous des 120 bpm [les slows sont exclus]. Cadence donnée en visuel par chacun des bras droits des 3 gratteux cote à cote et à l'unisson.

 

L'unique critique grise concernera le discours [envers le public] qui n'est pas encore rodé. C'est un peu timide et l'interactivité n'existe pas déjà. On qualifiera cela de fraîcheur des jeunes artistes récemment exposés. Mais l'important est bien qu'on [res]sent l'énergie grandissante [comme sur le désormais incontournable ‘Black’, titre joué en final]. Tracy Gang Pussy a déjà une personnalité musicale affirmée. Il en sera bientôt de même dans l'attitude scénique, avec le kilométrage. J'en mettrais ma main au... feu sacré du sleazy punk rock. Hey ! C'est bien un string que j'aperçois accroché au micro de Revlon ? Serait-ce celui de Tracy [Lords] ? Je ne l'ai pas vu arriver. Ces mecs ont [résolument] tout pour réussir...

 

par Stedim.

 

 

Grand merci à Elo [http://tracygangpuss01.skyblog.com] pour les photos suivantes :

 

 

           

     

© - E-zic.com v3 : 2000-2022 - © Tous droits réservés - Reproduction Interdite - Hébergement OVH